Le fabuleux destin du MHSC.  posté le lundi 08 mars 2010 20:41

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Tout juste promu, le MHSC surprend tout son monde depuis le début de saison. Jusqu'où iront t-ils? La confrontation contre Bordeaux allait permettre d'avoir quelques éléments de réponse et d'évaluer le réel potentiel Montpellierain.  Après un match au sénario hitchcokien qui se solda sur un score d'égalité (1-1) tout permet de dire, sans passer pour un illuminé, que le MHSC est taillé pour jouer le titre! La force mentale dont dispose cette équipe est vraiment très impréssionnante. Rater deux pénalty en moins d'une mi-temps, encaisser un but Bordelais, à 11 contre 10, et égaliser dans les toutes dernières minutes à Chabans-Delmas, je trouve ça admirable. On sent une vraie cohésion de groupe dans cette équipe. L'équipe type Montpellieraine est loin d'être en dessous du niveau des autres outsiders au titre.  Jourden dans les buts est digne des Mandanda, Carasso ou Landreau. La défense Spahic-El kaoutari ou Dzodic rivalise avec les toutes  meilleures françaises. Au milieu, Costa, à l'image d'un Lucho, est le véritable régulateur du jeu. Pitau et Marveaux l'accompagnent d'ailleurs magnifiquement bien. En attaque, Ait-Fana, Camara et Montano forment un trio d'attaquants vifs, rapides et éfficaces capablent de déséquilibrer n'importe quelle défense de notre championnat. Allez les gars, plus que 11 journées et Loulou fera claquer le chéquier...

C.G

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Comme un air de déjà vu...  posté le samedi 27 février 2010 14:53

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On l'attendait tous, et ben on là notre Om-Benfica. 20 piges après "La main du diable" en demi-finale de coupe des champions, les deux équipes vont se retrouver à l'occasion d'un 8ème de finale de l'Europa League. Cette affiche est l'occasion pour moi de vous remémorer le match mythique du 18 avril 1990, au stade de la Luz, entre ces deux mêmes équipes. Battu 2-1 au match aller, les portugais sont confiant pour le match retour car ils ont marqué ce fameux but à l'extérieur qui compte double. Inscrit par l'excellent Lima, ce but jouera un rôle prépondérant dans le dénouement de cette double confrontation Franco-Portugaise. Le match retour s'annonce donc chaud bouillant et c'est devant pas moins de 110 000 lisboètes en fusion que les deux équipes pénètrent sur le terrain. La compo olympienne est impressionnante : Castaneda - Amoros, Sauzée, Mozer, Di Méco- Tigana, Deschamps, Germain, Francescoli - Papin, Waddle. De son côté, Benfica n'est pas non plus en reste : Silvino - José Carlos, Samuel, Aldaïr, Veloso - Paneira, Thern, Hernani, Valdo - Lima, Magnusson. Quid de Vata me diriez-vous? Sur le banc, le garçon. Il attendra la 52 ème minute pour que coach Eriksson le fasse entrer, tout comme Pacheco. Le match débute mais les occaz' se font rares. Les deux équipes se craignent, la partie est fermée. Marseille s'en contente bien car avec ce score vierge, c'est les Marseillais qui accèdent à la finale. Pour débloquer la situation, Eriksson décide de faire entrer deux de ces gars, Pacheco et Vata. Les Portugais se ruent, alors, à l'attaque mais c'est bien l'OM qui à la 75ème minute est tout prêt d'ouvrir le score. La chance Olympienne est passée. 7 minutes plus tard, à la suite d'un corner, Vata inscrit le but de la délivrance avec l'aide de son avant bras. M. Langenhove valide le but. Malgré une fin de match en faveur de l'OM, Benfica gagne 1-0 et se qualifie pour la finale de la Coupe des Champions grâce à leur but inscrit au Vél'. La fin de l'aventure est cruelle pour cette magnifique équipe Olympienne. A l'image du triste France-RFA de 82 où Schumacher avait joué le méchant, Vata le joue en 90 contre l'OM.

C.G

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Où est passée la juve ?  posté le dimanche 24 janvier 2010 13:28

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La série noire continue. En s'inclinant une nouvelle fois à domicile dans les arrêts de jeu contre la Roma (1-2), la Juve dégringole un peu plus au classement et s'enfonce dans une crise sans précédent depuis de nombreuses années.

 Se méfiant de son ancienne équipe, Ranieri opte pour une tactique dite "de contre". La première période est assez insipide et les occasions se font rares. La Juve a certes le ballon, mais ne semble pas savoir qu'en faire. L'initiative du jeu est laissée à Sissoko ; Diego ne jouant que  par intermittence et se positionnant  souvent trop haut pour pouvoir avoir une quelconque influence sur le jeu stérile des bianconnerri. La Roma, bien en place semble attendre que des espaces se créent  pour pouvoir crucifier la Juve en contre. Au retour des vestiaires, à la suite d'un mauvais renvoi de Juan,  l'inusable Del Piero ouvre la marque d'un joli tir croisé. Peu de temps après, Chiellini s'enflamme en voulant remonter le ballon "à la Beckenbauer", le perd suite à un très long contrôle dont profite Taddei pour fixer Grosso sur un double contact dans la surface de réparation. Dépassé, l'Italien le ceinture et l'arbitre siffle pénalty. Totti s'en charge et le transforme, 1-1. La Roma va mieux et commence à bien exploiter les espaces laissés par la Juve mais à chaque contre l'arbitre assistant indique le hors-jeu de quelques centimètres. La Juve n'y est plus et devant mon poste je sens qu'un rien peut les faire craquer. Et puis vient la 82ème, sur un nouveau contre, Riise et superbement lancé dans le dos des défenseurs turinois par Pizzaro, Buffon sort "à la desesperado" et le découpe littéralement à 25 mètres du but. L'arbitre sort logiquement le rouge au gardien turinois qui s'est , sans aucun doute, sacrifié pour son club. Le coup -franc ne donne rien, plus que quelques minutes à tenir pour la Juve. Malheureusement pour eux, dans le temps additionnel le duo Pizzaro-Riise fait de nouveau mouche. Sur un magnifique centre du premier, le Norvégien place une tête décroisée dans le but piémont, 1-2. Le match est fini, la Vieille Dame est en intraveineuse, seul Guss peut désormais la sauver.

C.G

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Diawara, cet ignare!  posté le samedi 27 février 2010 13:50

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Décidément, l'adaptation marseillaise est des plus compliquée pour "Souley". Auteur de 6 premiers mois laborieux marqués notamment  par un Real-OM catastrophique de sa part et d'une garde à vue pour conduite sans permis, voilà que le "poto" de Mamad' fait de nouveau parler de lui en ce début d'année. Comme chacun sait, l'OM est en panne sèche de titres depuis la victoire en 93 contre le grand Milan AC en finale de League des Champions. Comme chacun sait, l'objectif  principal des Marseillais lors de cette saison 2009-2010 est de remporter un titre, quel qu'il soit, pour mettre fin aux 17 ans de disette collective. Toujours en course dans les 4 compétitions (Championnat, Coupe de France, Coupe de la Ligue et Coupe de l'UEFA new look) il se pourrait bien que cette saison soit la bonne pour, enfin, glaner un trophée. Déjà qualifié pour la finale de la Coupe de la Ligue, une nouvelle saison blanche serait d'autant plus mal perçue par les supporteurs. Ouais bon sait vrai, remporter la  Coupe de la Ligue dans l'absolu c'est pas l'orgasme total mais à l'OM on veut un titre et même si c'est la Coupe à Thiriez et ben on prend! Bref, et Diawara semble totalement méconnaitre ce passé olympien vu sa récente déclaration: "J’ai appris il y a peu (comprenez, le club lui a fait savoir pour pas qu'il passe pour un con) que Marseille n’avait rien gagné depuis 17 ans". Pour un joueur qui porte (dignement?) les couleurs de l'OM  je trouve ça très très limite. L'ignorance totale de l'histoire de l'OM de la part de Diawara me laisse pantois. C'est ça la nouvelle génération de joueurs? Aussi, le pauvre y peut pas connaitre par cœur le nombre de zéro qu'il y a sur sa fiche de paye et s'intéresser un minimum au passé de "son" club. Pffff, minable! De toute façon vous me direz que ce qui importe c'est qu'un joueur soit bon sur le terrain, le reste on s'en fout. Oui très bien, mais lui en plus de ça il est pas bon...

 C.G

 

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Lisandro, ce phénomène.  posté le samedi 14 novembre 2009 21:50

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Rafael Obligado, petit village de la province de Buenos Aires a pour caractéristique d'avoir accueilli il y a tout juste 26 ans notre petit barbu. L'Argentine, pays où le foot est  plus qu'un simple sport, une institution pour la plupart, est le pays d'origine de Licha. Cette passion, Lisandro l'acquiert très vite. Il fait ses gammes comme beaucoup de gamins à la récré avec les copains et dans le quartier après l'école. Le garçon est doué, ça se voit et après un court passage au Jorge Newberry il rejoint le Racing Club. Tout s'enchaine ensuite très vite, des débuts en 2003 à l'âge de 20 ans, 26 buts claqués entre 2003 et 2005 pour le Racing et les premiers recruteurs qui s'amassent dans les travées du stade du Racing. Lisandro est fin prêt à quitter sa terre natale et c'est finalement le FC Porto grâce à son armada de "scoots" en Am Sud qui rafle la mise pour quelques 2.5 millions d'euros. Licha s'envole pour l'Europe et la deuxième plus grande ville du Portugal, Porto. Ce changement brutal, l'ex joueur du Racing a du mal à l'assimiler. L'adaptation est difficile et ses deux premières saisons sont mitigées : Sous les couleurs bleu et blanche, Lisandro score 8 fois la première année puis 11 la seconde. Les supporteurs du Estadio do dragao s'impatientent, l'entraineur également et Lisandro réussit à faire taire les sceptiques en réalisant un exercice 2007-2008 du feu de Dieu avec notamment 27 réalisations en 35 matchs toutes compétitions confondues. La saison suivante n'est que confirmation de son talent car malgré un ratio but/ match moins impressionnant il se révèle d'un formidable altruisme en distillant pas moins de 14 caviars à ses coéquipiers tout au long de la saison (le surnommer l'esturgeon serrait trop facile). Lisandro se fait un nom en Europe et le temps d'un nouveau départ semble venu. Les convoitises ne manquent pas et ce n'est sans une certaine surprise que l'ex chouchou du FC Porto s'engage en faveur de l'Olympique Lyonnais pendant l'intersaison. Quelques mois plus tard il est déjà adulé par les supporteurs rhodaniens et est considéré comme le meilleur joueur de L1.

L'attaquant moderne

Lisandro est avant tout un attaquant racé. Pas très grand, 1m74, il dispose néanmoins d'un formidable jeu de tête grâce à une détente verticale de basketteur et un super timing. Balle au pied, l'argentin est exceptionnel. Il sait tout faire : conservation du ballon, dribbles, remises, frappe de balle, jeu des deux pieds... Comme il le dit, c'est  un attaquant polyvalent "Je me sens à l'aise dans toutes les positions offensives même si je n'ai jamais caché que je préférais occuper le rôle de numéro 9".  Sa pointe de vitesse est plutôt intéressante ce qui lui permet parfois de dézoner et aller jusqu'à déborder. Son sens du but est indéniable, à l'instar d'un Inzaghi, il sent le jeu. En duel en un contre un face au goal il fait partie de ces attaquants ultra efficaces à l'image d'un Véronal. Besogneux, il ne rechigne pas à aller  effectuer un pressing constant sur les défenseurs tout au long d'un match  comme peut le faire un Rooney. Les compliments pleuvent de la part de ses coéquipiers comme le déclare Cris "C'est un guerrier, un matador, il court partout, c'est un grand buteur et, en plus, il nous aide à bien défendre". Un mélange de Ronaldo, Inzaghi et Rooney voilà quel type de joueur est Lisandro. 

 

"Je ne suis pas une star "

 C'est l'anti-star. A l'inverse de certains qui passent leur temps libre a fréquenter les boites de la ville, Licha préfère rester tranquillement chez lui. Réservé, discret dans les médias l'argentin l'explique par son caractère  "C'est une question personnelle. Sauf obligation, je préfère ne pas m'exprimer. Est-ce de la timidité ? "Peut-être, je ne me sens pas à l'aise quand je parle en public". Fausse modestie? Non je ne crois pas car Lisandro semble loin du foot business d'aujourd'hui , lui son truc c'est le jeu avant tout. Partenaire exemplaire, Lisandro est un grand professionnel et un modèle pour les jeunes de l'équipe dans laquelle il évolue. Quand on lui demande quels sont ses objectifs personnels et s'il ambitionne de marquer un certain nombre de buts le natif de Buenos Aires préfère parler de l'équipe encore une fois : "Non, je ne me suis pas fixé un nombre de buts. Je veux juste faire de mon mieux, travailler et gagner des titres. Voilà, gagner des titres, c'est mon objectif personnel". Dans un milieu très individualiste Lisandro y va à contre courant et ça fait du bien. Simple, discret, modeste, talentueux, collectif, battant...les adjectifs ne manquent pas pour caractériser ce personnage atypique. Tout simplement merci d'être comme tu es Mr Lisandro Lopez.

 

C.G

 

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